• Épisode 24 :
    Le désespoir de Bibi

     

                Bibi venait d’arriver chez elle. Son professeur l’avait accompagné jusqu’à la porte d’entrée mais avait dû rentrer chez elle. Bibi mit très longtemps avant de parvenir à franchir le seuil de la porte. Que dire à ses parents ? Que leur répondre lorsqu’ils s’apercevront que Dorémi ne rentre pas de la boutique ? Et s’ils se rendaient là-bas et qu’ils s’apercevaient que la boutique avait été ravagée ? Que faire ?

    Elle ouvrit délicatement la porte, espérant pouvoir entrer discrètement. Une fois à la l’intérieur de la maison, elle referma la porte. Malheureusement pour elle, sa maman l’entendit entrer.

    - Bibi ? C’est toi ?

    - Oh zut… chuchota alors Bibi. Oui, je suis rentrée ! s’exclama-t-elle tout fort.

    - Vas vite te laver les mains, on va manger !

    - D’accord !

    Bibi avait réussi à échapper aux questions concernant sa sœur. Mais elle savait que cela n’allait pas tarder. Il fallait trouver quelque chose au plus vite. Peut-être qu’elle pourrait leur faire croire qu’elle était toujours à la boutique ? Non, ses parents s’y rendraient et apercevraient le désastre qui s’y trouvait. Ou alors, elle pourrait leur dire que Dorémi est allée dormir chez une de ses amies ? Non, ses parents essayeraient de la joindre sur son téléphone portable et, s’apercevant qu’elle ne répond pas, ils se rendraient chez l’amie en question. La question était très délicate.

    - Dit-moi Bibi, tu sais où est ta sœur ? Elle ne répond pas quand je l’appelle et elle n’est toujours pas rentrée.

    Et voilà, la question t’en redouter venait tout juste d’être posée.

    - Dorémi ? Elle… et bien… elle…

    Bibi ne savait pas quoi répondre. Comment leur cacher que Dorémi avait disparu avec l’ensemble de ses copines ?

    - Un problème Bibi ?

    - Non… non non, il n’y a pas de problème maman. Et si on mangeait ? Je meurs de faim ! s’exclama Bibi tentant de détourner la question, bien qu’elle n’ait pas faim.

    - Commence à manger sans moi, je vais à la boutique voir ce que fait ta sœur…

    Bibi se releva alors brusquement de sa chaise, se plaçant devant la porte d’entrée, empêchant sa maman de partir.

    - Ça ne sert à rien d’aller à la boutique, elle n’y est pas.

    - Très bien, alors où est-elle ? Et pourquoi ne me répond-t-elle pas ?

    - Parce que… parce que…

    Bibi réfléchissait à toute allure. Que répondre à sa maman ?

    - Parce qu’elle a dû partir de toute urgence avec ses copines. Oui, Flora est tombée gravement malade et elles ont été obligées de l’emmener de toute urgence chez un médecin spécialisé. Et elle m’a demandé de te dire que là-bas, elles n’auraient pas de réseau mais que tu ne devais pas t’inquiéter pour elles car elles sont avec la propriétaire de la boutique…

    Bibi avait sorti cette explication en une vitesse éclaire. Elle fut d’ailleurs surprise de ne pas s’être mélangé les pinceaux. Mais Haruka allait-elle croire à son mensonge ?

    - Elle est partie tu dis ? Mais où ça ?

    - Euh… Dorémi me l’a dit mais j’ai oublié le nom…

    - Et quand vont-elles revenir ?

    - Je ne sais pas. Quand Flora sera guérit je suppose…

    - QUOI ! Et leur scolarité ! Elles vont louper l’école ! Elles sont complètement inconscientes !

    - Maman, Flora était gravement malade. Elles ont d’abord pensé à la vie de Flora tu sais…

    - Gravement malade tu dis ? Cette petite est si malade que ça ?

    - Euh… oui… elles ne seraient jamais partis sinon…

     

    Bien qu’en temps normal, Bibi avait beaucoup de mal à rester éveiller, cette nuit-là, elle ne trouva pas le sommeil. Dorémi avait disparu. Ses amies avaient disparu. Les petites fées avaient disparu. Maggie-Grigri et Lala avaient disparu. Et même Sa Majesté et Camille étaient toujours portées disparues. Dorémi lui avait fait promettre de ne pas essayer de les retrouver. Mais comment allait-elle réussir à tenir sa promesse ? C’était impossible.

    Le lendemain, bien qu’elle soit physiquement présente en classe, Bibi était absente mentalement. Ce que remarqua très rapidement mademoiselle Kiki qui fit tout pour que ses camarades ne l’a dérange pas trop.

    Le soir, elle retourna à la boutique, seule. Elle ne savait pas quoi faire pour les filles. Mais elle pouvait faire quelque chose pour la boutique : la remettre en état. Même si elle pouvait aisément utiliser la magie pour ce faire, Bibi préféra ne pas s’en servir, et ranger cette endroit de ses propres mains.

    Mais bien vite, deux personnes entrèrent dans la boutique. Bibi se retourna, s’apprêtant à leur dire que la boutique était malheureusement fermée et qu’ils devaient repasser plus tard quand elle reconnut les deux individus. Tous deux étaient des amis des filles : François et Frédéric.

    François Tetsuya possédait de jolis yeux bleus, d'épais sourcils noirs ainsi que des cheveux bruns peignés en pique sur le dessus de la tête, Il portait un T-shirt jaune, à manches courtes violettes, où le chiffre neuf y était inscrit d'une couleur rouge. Il était vêtu d'un pantalon bleu foncé avec des revers d'un bleu plus clair, et portait une ceinture violette. Il chaussait des baskets rouges et blanches. Une montre bleue claire était attachée à son poignet gauche. Tout le monde savait, surtout depuis le jour de la remise des diplômes de fin d'année de primaire, qu'il avait un faible pour Dorémi.

    Frédéric Yada avait des cheveux verts foncés formant plusieurs mèches, dont trois petites lui descendaient au niveau du front. Il avait de fins sourcils et des yeux également verts. Il portait une chemise violette dont il retroussait légèrement les manches, un pantalon marron et des chaussures grises foncées. Frédéric était le petit ami d’Émilie depuis maintenant plusieurs années, mais tous deux gardaient leur relation secrète.

    - Tu es Bibi n’est-ce pas ? demanda alors François. La petite sœur de Dorémi ?

    - Euh… oui mais…

    - Tu ne saurais pas où sont les filles par hasard ? Parce qu’elles n’étaient pas en classe aujourd’hui. Toutes les six. Et on s’inquiétait pour elles.

    - Dorémi… elles… elles ont emmené Flora de tout urgence voir un médecin spécialisé.

    - Flora est malade ?

    - Oui et les filles sont tout de suite partis avec elle pour la guérir.

    Mais les deux garçons constatèrent tout de suite l’étendue des dégâts de la boutique.

    - Mais, qu’est-ce qu’il s’est passé ici ?

    Bibi dû de nouveau faire travailler ses méninges afin de trouver rapidement une réponse à cette question.

    - Elles… ont paniqué. En voyant Flora dans cet état, elles ont paniqué et ont renversé tous ce qui se trouvait sur leur chemin…

    - Monsieur Akiota était dans tous ses états aujourd’hui en s’apercevant que les six filles étaient toutes absentes. J’espère pour elles qu’elles reviendront rapidement. Elles risquent d’avoir de sérieux ennuis sinon.

    - Elles en ont des bien pire en ce moment, chuchota Bibi.

    Les deux condisciples repartirent. Mais Bibi ne resta pas seule très longtemps. Car son professeur la rejoignit.

    - Bibi, je t’avais demandé de m’attendre avant de partir de l’école. Et s’il t’était arrivé quelque chose sur le chemin ?

    - Je suis désolée mademoiselle…

    Mais bien vite, François et Frédéric revinrent accompagnés d’une bonne partie des anciens camarades de l’école primaire des filles pour aider la jeune Bibi à ranger. Tous étaient très inquiets pour elles. Mais Bibi et mademoiselle Kiki étaient les plus inquiètes, car elles seules connaissaient la vérité.

    Le soir, alors qu’elles étaient restées toutes les deux à la boutique, Bibi finit par prendre sa décision.

    - Même si j’ai promis à Dorémi de ne rien faire pour les aider, il faut quand même que je fasse quelque chose pour les sortir de là. Il faut absolument que j’aille dans le monde des sorcières.

    - Bibi, je sais que tu as envie de les aider. Mais j’ai également fait une promesse à ta sœur. Je lui ai promis de veiller sur toi à chaque moment de la journée. C’est d’ailleurs pour cette raison que je suis constamment avec toi. Mais si tu vas dans le monde des sorcières, je ne pourrais pas te suivre. Et, d’après ce que m’ont dit les filles, le monde des sorcières n’est pas un endroit sûr pour le moment.

    - Je sais. Mais il faut absolument les aider. Si Sa Majesté n’a toujours pas réussi à s’en sortir, alors les filles n’ont aucune chance de revenir parmi nous. Il faut absolument que j’aille dans le monde des sorcières voir si les membres du Cénacle se sont réveillés. Elles seules savent ce qui est arrivé à Sa Majesté, et donc à Dorémi et les filles.

    Bibi frappa sur sa console magique, et enfila son costume.

    - Pirouli piroula et voilà !

    Elle se dirigea vers la porte menant au monde des sorcières. Elle tourna la poignet. Mais la porte ne s’ouvrit pas. La porte était verrouillée. Et, bien évidemment, Bibi n’avait pas la clef.

    - Pépito Purito Pépérouto ! Donne-moi la clef de la porte du monde des sorcières !

    Mais son sortilège ne fonctionna pas.

    - Pépito Purito Pépérouto ! Que la porte s’ouvre !

    Mais de nouveau, son sort ne marcha pas.

    - Pépito Purito Pépérouto ! Aller petite porte, ouvre-toi tout de suite !

    Mademoiselle Kiki s’approcha alors de son élève, dont les yeux commençaient à lâcher des larmes de panique.

    - Bibi… Ça ne sert à rien de t’acharner sur cette porte…

    - Mais je dois aller dans le monde des sorcières !

    - La porte est verrouillée Bibi. Il doit y avoir une explication…

    - Il doit forcément y avoir un autre moyen d’entrer dans le monde des sorcières !

     

    Bibi réfléchît toute la nuit. Comment entrer dans le monde des sorcières ? Comment aller demander de l’aide aux membres du Cénacle ? Le lendemain, à l’école, cette question lui trottait toujours dans la tête. Quand sa tête se mit à tourner. Sa vision devint floue. Puis plus rien.

    Bibi se réveilla à l’infirmerie. Elle ne comprit pas ce qu’il venait de se passer.

    - Tout va bien Bibi, ne t’inquiète pas. Tu es tombée de fatigue mais tu t’es reposer plusieurs heures. Ton professeur m’a demandé de te dire de l’attendre ici, lui expliqua alors la nouvelle infirmière de l’école primaire de Misora.

    Jusqu’à la fin des cours, Bibi essaya de nouveau de répondre à ses questions. Mademoiselle Kiki finit par venir la chercher et la raccompagna chez elle, dans le but d’expliquer à ses parents que leur fille avait perdu connaissance au cours de la journée. Mais, au milieu du chemin, Bibi s’arrêta de marcher.

    - Qu’est-ce qu’il y a Bibi ?

    - Ça y est ! Je sais ! Il existe d’autres sorcières qui vivent dans ce monde ! Elles doivent forcément avoir un moyen d’entrée dans le monde des sorcières !

    - Tu voudrais rechercher les sorcières qui vivent dans ce monde ? Mais Bibi, cela va te prendre beaucoup de temps…

    - Sauf si on fait appelle à la magie. Je sais que la mère de Maggie-Grigri vit quelque part dans le pays. Si j’arrive à la trouver, peut-être que je pourrais retourner dans le monde des sorcières.

    - Bibi, je sais que tu veux aider ta sœur et ses amies. Mais pour l’instant, il faut que tu penses à toi. Tu as perdu connaissance pendant la classe, tu dois te reposer. Passe une bonne nuit de sommeil et seulement après tu pourras commencer les recherches. Tu es d’accord avec ça ?

    - D’accord. Mademoiselle, demain, j’enverrais ma petite fée à ma place en classe.

    - C’est gentil de me prévenir. Mais tu es certaine que tu ne risques rien ?

    - Maintenant que la forêt a réussi à s’emparer de ma sœur et des autres, je ne risque pas grand-chose. Et puis, je serais entourée par des sorcières en me rendant chez elles.

    - Je veux que tu utilises ta magie pour me prévenir du moindre incident, d’accord ?

    - Oui d’accord.

    Elles arrivèrent devant la porte des Harukaze.

    - Je compte sur toi Bibi.

    - Oui mademoiselle.

    Puis elles sonnèrent. Madame Harukaze ouvrit alors la porte, surprise de trouver Bibi en présence de son institutrice.

    - Mademoiselle Kiki…

    - Bonjour madame Harukaze. Je suis désolée de vous déranger, mais ne vous inquiétez pas, je ne vous dérangerais pas longtemps. Je passais simplement vous prévenir que Bibi est tombée de fatigue ce matin à l’école. Ne vous inquiétez pas, elle a été prise en charge par l’infirmière et elle a pu se reposer. Néanmoins, je pense qu’il faudrait veiller à ce qu’elle se repose convenablement cette nuit.

    - Bibi… mais enfin je ne comprends pas, tu es au lit de bonne heure pourtant… Je suis sincèrement désolée mademoiselle, entre ma grande qui est partie je ne sais trop où avec ses amies et la petite qui se comporte étrangement depuis quelques jours, j’avoue que je ne sais plus où donner de la tête.

    - Oui je comprends. Bibi m’a mise au courant pour sa sœur et pour l’état de santé de la jeune Flora. Écoutez, ne vous inquiétez pas pour Bibi, je vais la prendre en charge lorsqu’elle ne sera pas chez vous.

    - C’est très gentil à vous mademoiselle mais je ne veux pas vous embêter davantage avec nos problèmes. Vous avez déjà raccompagné Bibi jusqu’ici et…

    - Ne vous inquiétez pas madame Harukaze, cela ne me dérange pas. Je prendrais votre fille en charge afin d’éviter tout problème.

    - Merci beaucoup mademoiselle… je ne sais pas comment vous remercier…

    - C’est tout naturel. Bibi, n’oublie pas ta promesse, tu dors cette nuit.

    - Oui mademoiselle.

     

    Le lendemain matin, Bibi envoya Fafa à sa place en classe. Mais elle n’était pas inquiète, car elle avait prévenu son professeur. Pendant ce temps, elle enfourcha son ballet. Jusqu’au moment où…

    - Oh zut… Je ne sais pas où elle habite moi cette sorcière… Bon, très bien, on va devoir utiliser les grands moyens.

    Sortant sa baguette magique :

    - Pépito Purito Pépérouto ! Aide-moi à trouver Maya la sorcière !

    Et aussitôt, un plan apparut devant elle.

    - Oui !

    Après quelques heures de vol, elle arriva enfin chez Maya.

    - Ma petite Bibi, quel plaisir de te voir ! Mais dit-moi, que viens-tu faire dans les parages petite apprentie sorcière ?

    - Maya, j’ai besoin de ton aide. Je dois absolument aller dans le monde des sorcières mais la porte reliant les deux mondes présente dans la boutique est verrouillée…

    - Tu n’es donc pas au courant ? Toutes les voies menant au monde des sorcières ont été verrouillées par cette forêt des sorts. Plus personne ne peut aller d’un monde à l’autre.

    - QUOI ! Mais je dois absolument m’y rendre ! Ma sœur et ses amies ont été kidnappées par la forêt, je dois absolument parler aux membres du Cénacle !

    - J’ai peut-être des informations pour toi à ce sujet. Alors… Voyons… qu’est-ce que c’était déjà…

    Bibi bouillonnait, avide de savoir ce que Maya voulait lui dire, si elle daignait retrouver la mémoire.

    - Ah oui ! La dernière fois que je me suis rendu dans le monde des sorcières, les membres du Cénacle venaient de se réveiller. Et… voyons… oui ! Elles ont alors expliqué que la chose qui avait enlevé Sa Majesté et Camille et qui les avait plongé dans le sommeil était une créature très étrange. Une créature dont une fissure est apparue le long de son corps et qui s’est activée après que Sa Majesté ait tenté d’utiliser sa magie. Et… laisse-moi réfléchir… c’est ça ! C’est alors qu’une lumière éblouissante est sortie de la fissure, et elles ont sombré dans le sommeil.

    - J’ai vu cette lumière disparaître de la boutique au moment où mes amies ont disparu ! Je suis sûre que c’est cette chose qui a également enlevé ma sœur et les filles ! Mais où les a-t-elles emmenées ?

    - Personne ne le sait petite apprentie…

    - Mais comment je vais faire pour retrouver mes amies si personne ne sait où elles sont ?

    - Il y a peut-être une sorcière qui pourrait t’aider.

    - Mais le passage dans le monde de la magie est verrouillé…

    - Toutes les sorcières ne vivent pas dans le monde des sorcières. Il existe sur Terre une sorcière extrêmement puissante, qui pourra certainement t’apporter de l’aide.

    Bibi réfléchissait. Quelle sorcière suffisamment puissante, vivant dans le monde des humains, pourrait l’aider à retrouver ses amies ? La réponse lui vint très rapidement.

    - Sa Majesté l’ancienne reine !

    - Exactement.

    - Mais je croyais qu’elle ne devait pas être mit au courant de ce qu’il se passait dans le monde des sorcières ?

    - La situation est devenue tellement grave qu’elle a fini par le savoir d’une façon ou d’une autre.

    - Mais où est-ce qu’elle vit ?

    - Je ne sais pas. Mais tes merveilleux pouvoirs magiques devraient pouvoir te guider jusqu’à elle. Je veux bien t’aider à utiliser une magie plus puissante si tu veux.

    - Oui je veux bien.

    Bibi attrapa sa baguette magique.

    - Pépito Purito Pérépouto ! Que monsieur flèche me guide jusqu’à Sa Majesté l’ancienne reine !

    Grâce à l’aide de Maya, dont la magie employée était bien trop puissante pour elle seule, monsieur flèche apparue, et s’envola dans les airs.

    - Bonne chance petite apprentie sorcière.

    Bibi repartît alors de chez Maya. Elle avait réussi à obtenir des réponses, même si elle n’avait toujours pas réussi à retourner dans le monde des sorcières. Maintenant, elle n’avait plus qu’à suivre monsieur flèche, qui l’a guidait vers sa prochaine destination.

     

    Épisode 23: La révélation

    Épisode 25: Négociations


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